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Temps partiel féminin

53 %

des femmes de 25 à 49 ans ont un travail rémunéré à temps plein
contre 78 % des hommes

Le temps partiel féminin est bien plus courant que celui des hommes. Cumulé avec d’autres inégalités, les femmes ont beaucoup moins souvent que les hommes un travail rémunéré à temps plein.

D’abord, le taux d’activité : il désigne la part de celles et ceux qui travaillent ou cherchent à travailler. Pour les femmes de 25 à 49 ans, il est de 83,5 %, contre 92,8% pour les hommes.

Parmi ces personnes dites « actives », certaines d’entre elles sont au chômage. Ce taux de chômage est similaire pour les femmes et les hommes. Si le chômage est de 9%, cela signifie 76% des femmes exercent une activité rémunérée, contre 84,5 % des hommes.

Parmi ces femmes, 29,7 % sont à temps partiel, contre 8 % des hommes. Tout cela cumulé, 53 % des femmes ont un travail rémunéré à temps plein, contre 78% des hommes. Le travail des femmes est par ailleurs souvent moins rémunéré.

(Source Tableaux de l’économie française 2020 de l’INSEE)

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Femmes au SMIC

62,4 %

des salariés au SMIC sont des femmes

Deux tiers des personnes au SMIC sont des femmes. Pourtant, les femmes ne constituent que 42 % des salariés. Les femmes gagnent deux fois plus souvent le SMIC horaire que les hommes : 12,7 % des femmes salariées gagnent le SMIC, contre 5,5% des hommes.

La plus grande part de femmes au SMIC est liée à l’important écart des salaires hommes femmes. Les femmes occupent souvent des emplois moins qualifiés, mais même à qualification égale, elles restent en moyenne moins payées que les hommes.

En 2020, le montant du SMIC mensuel est de 1219 euros net, lorsqu’on travaille 35 heures par semaines. Mais le SMIC est défini par la loi comme un salaire horaire : on peut gagner encore moins si l’on travaille à temps partiel.

Or, le temps partiel féminin est deux fois plus courant que celui des hommes. Mais il est aussi beaucoup plus courant pour les salariés au SMIC. 43 % sont à temps partiel, et ne touchent donc même pas le SMIC mensuel.

(Source Direction de l’Animation de la recherche, des Études et des StatistiquesVoir l’étude)

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Pauvreté des femmes retraitées

70 %

des allocataires du minimum vieillesse sont des femmes.

Les personnes qui n’ont pas assez cotisé durant leur vie pour ouvrir des droits à la retraite peuvent recevoir l’allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA), appelée aussi minimum vieillesse. Celle-ci est de 903 € pour une personne seule en 2020.

70 % des personnes seules qui reçoivent ce minimum vieillesse sont des femmes, alors qu’elles ne représentent que 53 % des plus de 65 ans. Elles sont donc beaucoup plus souvent pauvres que les hommes. Cela s’explique part les grands écarts entre les retraites des hommes et des femmes.

Quand les personnes sont en couple, le minimum vieillesse n’est versé qu’à un seul des membres du couple. Dans ce cas, il est à 80 % versé à un homme.

(Source Direction de la Recherche, des Études, de l’Évaluation et des StatistiquesVoir l’étude)

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Écart des retraites hommes femmes

42 %

À la retraite, les femmes touchent des pensions 42 % inférieures à celles des hommes. Les femmes gagnent donc presque deux fois moins que les hommes. L’écart des retraites hommes femmes va du simple au double. Les femmes gagnent en moyenne 1099 € bruts, les hommes 1908 €.

Plusieurs raisons à cela :

  • le montant d’une pension de retraite étant proportionnel aux salaires durant la période travaillée de la vie, les 25,7 % d’écarts des salaires hommes femmes se répercutent sur les retraites
  • le montant d’une pension de retraite dépend du nombre d’années où l’on a reçu un revenu de son travail et donc cotisé à une caisse de retraite. Les femmes ont plus souvent que les hommes des périodes sans travail rémunéré. C’est le cas lors de la naissance d’un enfant, mais aussi parce qu’elles occupent des emplois plus précaires. Les femmes valident en moyenne 35 années de cotisations, contre 40,5 pour les hommes.

Par ailleurs, pour toucher une pension de retraite, il faut avoir travaillé et cotisé. Les femmes qui n’ont pas suffisamment cotisé ne touchent pas de retraite. Elles vivent alors de la pension de leur éventuel conjoint, ou de l’allocation de solidarité aux personnes âgées, appelée aussi minimum vieillesse.

(Source Direction de la Recherche, des Études, de l’Évaluation et des StatistiquesVoir l’étude)

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Écart de salaire hommes femmes

On voit parfois passer des chiffres très variés sur l’écart de salaire hommes femmes. Il existe en effet plusieurs chiffres :

  • 25,7 % toutes salariées confondues
  • 16,3 % pour les temps complets
  • 12,8 % à métier équivalent

Les femmes salariées gagnent donc en moyenne 25,7 % de moins que les hommes. Mais les femmes occupent beaucoup plus que les hommes des emplois précaires ou à temps partiel.

Si on compare les temps complets, il reste un écart de 16,3 %. Celui-ci s’explique en partie car les femmes exercent des métiers moins qualifiés, plus souvent payés au SMIC. En effet, à métier équivalent, l’écart n’est que de 12,8 %.

On présente souvent ce dernier chiffre (ou un autre, encore plus faible, de 10,5 %), comme étant le chiffre de la « discrimination pure ». Mais voir les écarts de salaires hommes femmes comme cela, c’est renoncer à voir tout le système de discrimination dont sont victimes les femmes, pour ne se concentrer que sur l’employeur.

Or si les femmes occupent des emplois à temps partiels et exercent des métiers moins payés, ce n’est pas par hasard. C’est parce que ce sont les emplois qu’on leur offre, et qu’on les oriente à l’école vers des filières qui préparent à des métiers moins rémunérateurs.

Mais surtout, ce qui compte à la fin, c’est qu’entre un homme et une femme salariée, la femme gagne en moyenne 25,7 % de moins. Quelles qu’en soit les raisons, les conséquences de cet écart de salaire hommes femmes en terme d’autonomie financière, d’équilibres de pouvoirs dans un couple, de répartition des tâches ménagères, etc. sont les mêmes.

(Source : Ministère du travail / Observatoire des inégalités, chiffres de 2012)